Se récupérer dans le chaos ou l’art de se prendre par les cheveux

Se récupérer dans le chaos ou l’art de se prendre par les cheveux

Vous êtes à un entretien pour décrocher un contrat qui vous permettra d’avoir un revenu régulier sur plusieurs mois. Les enjeux sont importants pour vous. La mission vous enthousiasme. Vous vous êtes préparé. Comme vous avez la phobie des voies rapides et que l’organisme où a lieu l’entretien est à cinq minutes de la gare, vous décidez de prendre le train. A la gare, vous apprenez qu’il y a des problèmes techniques et que des trains ont été supprimés mais le vôtre est toujours planifié. L’agent SNCF vous confirme qu’il va bien arriver. Et bien sûr à la dernière minute, il a été supprimé. Vous voulez ce contrat et malgré les bouffées d’angoisse, vous prenez la voiture, vous serrez les dents et vous y allez. Le trajet est interminable, vous êtes crispé, stressé, votre cœur cogne contre votre poitrine et votre chemise est trempée de sueur. Vous finissez par arriver avec du retard. Cette expérience vous a secoué et vous avez du mal à vous recentrer. Mais finalement vous entrez dans le bureau du directeur de l’organisme qui vous demande : « bon qu’est-ce qui vous amène ? ». Au bout de quelques échanges, vous comprenez avec horreur, qu’il avait déjà confié la mission à quelqu’un d’autre (voire qu’elle n’existait pas), qu’il n’a pas pris le temps de regarder votre proposition et qu’il vous a fait venir parce qu’il était à la recherche d’idées nouvelles pour une mission ponctuelle d’une demi-journée. Quelque chose s’effondre en vous, vous demandez des explications qui ne viennent pas. Puis, vous passez en pilotage automatique, vous vous voyez sortir du bureau. Vous êtes dans la voiture et vous faites le chemin du retour aussi interminable et angoissant que l’aller. Vous arrivez chez vous et là, une colère dont vous ne soupçonniez pas l’existence explose, aussi violente que l’éruption d’un volcan. Puis c’est la descente aux enfers. Et comme le baron du Münchhausen qui traverse le désert à dos de cheval et qui s’enlise dans des sables mouvants, vous sentez que vous vous laissez happer par vos vieux démons qui s’appellent doutes, honte (de n’avoir pas avoir su vous faire respecter), sentiment d’impuissance…En bref, c’est le chaos à l’intérieur.

Mais comme vous maîtrisez l’art de vous récupérer dans le chaos,
les choses changent brusquement.

 

C’est parce que,
– vous avez de l’entraînement,
– vous êtes réaliste,
– vous vous aimez,
– vous faites du courage une pratique quotidienne,
– vous avez confiance en vous,
– vous aimez la vie,
que progressivement une formidable énergie vous saisit. Et comme le Baron de Münchhausen, vous vous prenez par les cheveux et vous vous récupérez dans ce chaos.
coacher le courage d'être soi

Le meilleur de vous-même reprend le dessus

Votre discours intérieur tout comme votre expérience intérieure changent également parce que vous vous aimez ce qui vous aide à vous connecter à vos ressources. Alors vous vous dites :
– Comme Marie Curie « Je ne laisserai aucune personne et aucun événement m’abattre ».
– Je suis responsable de mes émotions alors je ferai tout pour rétablir mon équilibre.
– Je peux compter sur mon courage et ma force intérieure pour surmonter mes peurs.
– Mes expériences sont mes maîtres et je sais que j’en ressors toujours grandi.
– Je suis convaincu que d’autres opportunités, plus enrichissantes encore, se présenteront à moi et je serai prêt pour les saisir.
– Je m’accorde le droit d’être vulnérable et curieusement cela me rend plus fort.

Le courage de se remobiliser Cette histoire, je l’ai vécue personnellement hier et aujourd’hui je souris car finalement je suis ravie de l’avoir vécue. C’est parce que je sais que je vais régulièrement vivre ce type d’expériences que j’ai demandé à ma meilleure amie, Corinne Jung -Risacher, sculpteure céramiste, de créer une pièce qui symboliserait ce mouvement vers la vie et je lui ai raconté l’histoire du baron de Münchhausen qui l’a inspirée. Cette femme à la fois courageuse et vulnérable qui se prend par les cheveux me rappelle tous les jours, que quoi qu’il arrive je ferai face grâce à mes ressources intérieures.

Dans le fond, se prendre par les cheveux,
c’est convoquer ses ressources intérieures.

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